Alors que le cloud ne cesse d’accroitre son rayonnement et de convaincre ses utilisateurs particuliers comme professionnels, le cabinet Gartner met en avant l’explosion chiffrée qu’attend le cloud avec une croissance moyenne chaque année de 12%  d’ici 2022, soit un poids prévisionnel de 331 milliards de dollars. Quelles sont les tendances et les freins à son développement ?

Les tendances du cloud d’ici 2022

 

L’effet buzz du cloud, qui s’est généralisé, laisse penser que particuliers comme professionnels l’ont adoptés. Alors que le grand public à travers les messageries, les espaces de stockage, les smartphones sont déjà adeptes de ce dernier, les entreprises sont encore frileuses. En 2018, seulement plus de la moitié des entreprises avaient déplacé leur workload dans le nuage.

  • L’Edge computing

Alors que le cloud rationalise et modernise les centres de données au sein de grands datacenters, les entreprises ont besoin aujourd’hui d’un accès quasi immédiat à leurs ressources et leurs données informatiques. C’est pourquoi, elles se tournent vers une nouvelle infrastructure de cloud distribué, le edge computing. Le cabinet Gartner décrit ce nouveau modèle comme «  un réseau maillé de centres de micro-données qui traitent ou stockent des données critiques localement et transmettent toutes les données reçues à un data center central ou à un référentiel de stockage cloud ».  En bref, ce sont des petits datacenters gérants des petits « cloud de proximité » en repensant le traitement des données en temps réel. Cette technologie devient également l’infrastructure de référence d’une autre révolution informatique le IoT, c’est-à-dire l’Internet des Objets.

  • Les conteneurs

Tandis que les machines virtuelles (VM) traditionnelles permettent la virtualisation de l’infrastructure de calcul, les conteneurs permettent la virtualisation des applications logicielles. En effet, les conteneurs d’applications représentent des environnements d’exécution légers qui fournissent aux applications les fichiers, les variables et les bibliothèques dont ils ont besoin pour fonctionner tout en maximisant leur portabilité. De plus, à l’inverse des machines virtuelles, les conteneurs utilisent le système d’exploitation (OS) de leur hôte, plutôt que de fournir le leur.

  • Le serverless computing

Serverless computing autrement appelé, l’informatique sans serveur constitue un modèle de conception et de déploiement d’applications basé sur les événements dans lequel les ressources informatiques sont fournies sous forme de services cloud évolutifs. Il s’agit la d’une révolution plus économique que technique. En effet quant au sein des déploiements d’applications traditionnelles, les ressources informatiques du serveur représentent des coûts fixes et récurrents, indépendamment du volume réel de ses activités de traitement, dans des déploiements sans serveur, le client cloud paye uniquement les services consommés, jamais le temps d’inactivité ou d’interruption. Le serverless computing n’élimine pas les serveurs, mais vise à reléguer au second plan les questions liées aux ressources de calcul pendant la phase de conception.

  • L’open source

L’open source est aujourd’hui présent dans tous les processus informatiques des organisations puisque répondant à un objectif de développement collaboratif. Il correspond à un programme informatique dont le code source est distribué sous une licence permettant à n’importe qui de lire, modifier ou redistribuer ce logiciel. 60% des entreprises augmenteraient son utilisation d’une année sur l’autre.

Face à ce déploiement, quels freins sont apparus ?

Les freins au développement du cloud

  • La sécurité

Comme nous avons pu le mettre en avant précédemment, tout juste 50% des entreprises avait choisit le cloud en 2018. Pourquoi ce frein à l’adopter ? notamment pour des raisons de sécurité. Même si les solutions proposées répondent davantage aux conditions de conformité et de contrôle avec notamment une sécurité supérieur à celle déployée au sein des entreprises, la sécurité totale n’existe pas encore et la question de la responsabilité en cas de faille demeure encore présente.

  • Le RGPD

La mise en place du RGPD pousse les prestataires a adopter une nouvelle réflexion sur le développement du cloud computing afin de répondre à cette nouvelle réglementation liée à la protection des données, comme

  • Héberger leurs solutions dans des datacenters conformes
  • Amplifier leurs SLAs en matière de protection de données
  • Accentuer leur garanties complémentaires liées à l’hébergement de leurs données
  • Normaliser leurs solutions et/ou processus interne

A ces prémices, 45% des prestataires envisageaient de mettre en place des actions concrètes alors que 21% d’entres eux n’avaient pas encore intégrer cette dimension dans leurs solutions.

  • La carence en compétences en cloud computing

La rareté de profils qualifiés et compétents (architectes, urbanistes, experts en sécurité et cybersécurité, spécialistes des donnée…) pouvant répondre à ces nouvelles tendances du cloud rend son déploiement plus difficile. 65% des sondés estiment le recrutement difficile. Face à ce constat, les prestataires du milieu se mobilisent pour promouvoir des initiatives et sensibiliser les DRH ou encore pouvoirs publics.

  • Le développement d’expertises de pointe

Dans la course à l’innovation et au développement des technologies de pointe comme l’intelligence artificielle, le e-learning, l’IoT…  le  développement d’expertises de pointes intégrant l’évolution future du cloud représente un enjeu de taille.

Même si des inquiétudes liées au développement des prochaines technologies demeurent, le marché du cloud, 3eme marché en Europe, continuera encore son ascension pour les prochaines années à venir.

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Sources : Info DSI, IT PRO, ZD Net, IT Social, Yes we cloud